Nos pensées : une ressource limitée

Comment utiliser au mieux cette ressource limitée !

D'après les chercheurs en neurosciences environ 60 000 pensées nous traversent l'esprit quotidiennement et 60% d'entre elles seraient "négatives", inappropriées à la situation ou inutiles ! 

Ce bavardage de l'esprit est tellement normal que nous n'y faisons plus attention, tellement habituel que nous le confondons avec la réalité. Certaines de nos pensées sont si puissantes, si convaincantes qu'elles se présentent comme la réalité elle-même. Si une pensée nous dit "Je n'y arriverai pas", alors notre corps réagit comme si c'était vrai. Il ne s'engagera pas et notre détermination faiblira. 

Surveillez vos pensées et entrainez votre esprit comme vous entraînez votre corps ! Commencez par prendre conscience de votre discours interne, ainsi que des paroles que vous prononcez à haute voix. Repérez les pensées inutiles et reformulez-les de manière positive. Vos pensées concernent-elles le présent ou êtes-vous en train de ruminer le passé, d'appréhender l'avenir ? Évitez les généralisations et précisez vos difficultés. Arrêtez de vous identifier à ce que vous faites. Demandez-vous "Qui parle à Qui" lorsque vous vous abreuvez d'ordres, de conseils ou de jugements. Repérez les négations que vous utilisez et cherchez à les remplacer par ce que vous voulez obtenir, toujours à la forme affirmative.

Voici quelques exemples de reformulations et d’affirmations possibles :

1.    Réorientez vos pensées :

  • « Je vois l'eau et je décide de jouer à cet endroit précis » plutôt que « Je vais essayer de ne pas aller dans l'eau » (vous prenez l’obstacle en compte sans en avoir peur)
  • « Depuis une semaine, mes drives manquent de longueur » plutôt que « je drive mal » (précisez votre difficulté et situez-la dans le temps, ça la rendra temporaire et non permanente)
  • « Mon putting reste fluide même dans les moments tendus » plutôt que « je putt mal » (trouvez quelque chose de positif à votre putting)
  • « Mon jeu est irrégulier en ce moment » plutôt que « je suis nul » (vous n'êtes pas ce que vous faites)
  • « Le stress m'empêche parfois de réaliser ce que je sais faire » plutôt que « je suis stressé » (remplacez l'adjectif qui vous qualifie par le nom permet "d'externaliser" le problème)
  • « Ma balle a pris le vent et a fini sa course dans l'eau » plutôt que « Ma balle a pris le vent et je n’ai vraiment pas de chance, elle est dans l'eau » (séparez les faits observables de votre interprétation réduira l'émotion liée à l'événement)
  • « Je peux le faire » plutôt que « je n’y arriverai pas » (changez de croyance)
  • « Je m'appuie sur ce que je sais faire » plutôt que « Je ne sais pas faire ce genre de coup » (restez réaliste)
  • « J'ai confiance dans l'apprentissage que j’effectue » plutôt que « je n’ai plus confiance » (bâtissez votre confiance sur votre travail et non sur vos résultats).

 

2.    Rédigez des affirmations, simples, précises et positives, au présent sur votre jeu et lisez-les chaque jour avec attention, en les vivant avec tous vos sens. (Exemples donnés par Bob Rotella dans son livre « Maitriser votre mental pour exceller au golf »)

 

·      « J’exécute mes coups de la même manière dans toutes les situations »

·      « J’attache la même relative importance à chacun de mes coups, quelles que soient les circonstances »

·      « Mon coup d’approche lobé est excellent. Lorsque je l’exécute, j’éprouve une sensation formidable. » 

·      « Je me représente le coup que je veux jouer et je le joue » 

·      « J’apprécie la solidité du contact, j’aime le son qu’il produit » 

·      « J’aime regarder la balle atterrir sur le green et rouler jusqu’au trou »

Notre langage reflète notre état d’esprit et il suffit parfois de remplacer une parole par une autre pour en changer.

Utilisez sans modération certains mots : jouer - plaisir - passion - évoluer - progresser - gagner - scorer - défi - envie - patience - persévérance... Supprimez d’autres mots comme : essayer – peut-être - éviter - ne pas - il faut - je dois - j’aurai du ...

L’assurance ne dépend pas de l’expérience vécue mais de la manière dont vous l’interprétez et choisissez de penser.

 

« Une saine façon de penser ne mène pas nécessairement à un coup réussi mais entraîne moins de coups ratés qu’une façon de penser inappropriée. » Bob Rotella

Même mentalement, nous devenons ce que nous nous entraînons à être.